![]() |
![]() |
![]() |
||
---|---|---|---|---|
|
||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|
![]() |
Guêpes - Neuroptères - Dermaptères - Myriapodes - Lombricidées | |
---|---|
![]() ![]() |
|
|
Guêpes sociales | Guêpes solitaires |
---|---|
![]() |
|
|
---|---|
Un nid de guêpes polistes, pratiquement innofensives et particulièrement intéressantes à observer. Photo : Cabane de Tellus |
|
![]() |
![]() |
La Guêpe commune (Vespula vulgaris) est l'une des guêpes les plus anthropophiles qui soient. Intrépide et tenace, elle est très attirée par les odeurs de viandes, de fruits et d'alcools. Elle adore venir piller les barbecues et les piques-niques, les humains ne l'effrayant aucunement. En dépit de sa témérité, elle est rarement agressive lorsqu'elle est isolée ou en chasse. Elle cause en revanche de nombreux accidents de piqûre parce qu'elle ne fuit pas forcément lorsque l'on saisit l'aliment qu'elle est entrain de consommer. Sa piqure est désagréable, voire douloureuse, mais son venin est moins allergisant que celui de l'abeille mellifère. |
|
||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
La Guêpe commune (Vespula vulgaris) Photo : wikipedia.org |
||||||||||
![]() |
![]() |
Sœur quasi-jumelle de l'espèce précédente, la Guêpe germanique (Vespula germanica) a également un caractère nerveux et se montre toute aussi culottée, voir agaçante. Grande consommatrice de mouches et d'insectes variés, on oublie trop vite son coté auxiliaire de l'agriculture car elle peut faire preuve d'une agressivité parfois problématique lorsque l'on s'approche de son nid. D'ailleurs la guêpe germanique et la guêpe commune sont, quasiment à elles seules, responsables de la mauvaise réputation de toute la famille des guêpes, car se sont les seules à nous importuner durant un repas à l'extérieur. |
|
||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
La Guêpe germanique
(Vespula germanica) Photo : wikipedia.org |
||||||||||
Le saviez-vous![]() Difficile de différencier les deux espèces les plus communes, d'autant plus que les ouvrières font preuve d'un certain polymorphisme. Néanmoins si vous observez bien le clypéus de l'insecte (la partie située entre les yeux et au dessus des mandibules), vous pourrez constater une différence plus ou moins nette : Vespula vulgaris possède un motif noir en forme d'ancre marine. Vespula germanica possède un motif plus discret, fait de 2 ou 3 points noirs de tailles variables. |
![]() |
![]() |
Guêpe commune |
Guêpe germanique |
![]() |
Le Frelon européen (Vespa crabro) est l'un des plus gros hyménoptères de nos climats. C’est un prédateur efficace, une magnifique machine de chasse. Il consomme énormément de mouches, de guêpes, d'araignées ainsi que des chenilles et d'autres larves d’insectes. Le frelon souffre de nombreux préjugés, notamment sur la soit disant "dangerosité" de sa piqûre qui n’est en fait pas plus grave qu’une piqûre de guêpe, et souvent guère plus douloureuse que celle de l'abeille mellifère. De plus, contrairement à la guêpe commune et à la guêpe germanique, le frelon n’est pas nerveux et même plutôt craintif. Il fuit le contact avec les humains et ne s'attarde jamais autour des repas en extérieur. C’est seulement si l’on s’approche trop de son nid que l’on s’expose à des risques d’attaques. |
|
|||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le Frelon européen (Vespa crabro) Photo : wikipedia.org |
|||||||||||
Le saviez-vous ![]() Les frelons européens ont été si persécutés, qu'ils ont disparu de certaines régions. Ils font partie des espèces protégées en Allemagne, où leur raréfaction inquiétante a entrainé une prolifération incontrôlable de certains insectes ravageurs des cultures et de l'arboriculture. |
|||||||||||
Les Polistes sont des petites guêpes, plus sveltes que les espèces précédentes et également d'une plus grande discrétion. Au printemps la jeune reine construit son nid dans un lieu un peu abrité, derrière une poutre, dans une boite aux lettres, et dans d'autres endroits incongrus. Au départ constitué de quelques cellules, sa taille maximale ne dépasse généralement pas les 10 à 15 cm de diamètre au plus fort de la saison, avec des colonies d'une quizaine d'individus. Cette espèce a de quoi vous réconcilier avec les guêpes : non agressive, préférant largement les techniques d'intimidations aux attaques, on peut facilement observer leurs nids qui sont constitués d'un cercle de cellules en fibres de bois non protégées. Les ouvrières patrouillent dans les hautes herbes à la recherche de chenilles, mouches et criquets. |
|
|||||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Une guêpe poliste s'occupant, seule pour l'instant, de construire le nid. Photo : Cabane de Tellus |
||||||||||||
Le saviez-vous ![]() Si le Poliste commun est la plus répandu des guêpes polistes, il existe de nombreuses autres espèces très semblables. Généralement pacifiques, elles n'attaquent que si l'on fait des gestes brusques à proximité immédiate de la colonie (quelques centimètres). On peut agréablement cohabiter avec ces petites guêpes et même les observer de près, il suffit de les laisser au calme et de ne pas faire de geste brusque. |
||||||||||||
![]() |
|
![]() |
---|---|
![]() |
Cette petite guêpe pétulante affectionne les terrains légers et sableux pour nidifier. Il faut la voir creuser son terrier en quelques instants et ressortir régulièrement pour vérifier qu'aucun danger ne menace. En dépit de son caractère survitaminé, le Cerceris des sables est dénué d'agressivité. Vous pouvez l'observer de très près sans danger, il est même probable que son dard soit sans effet sur la peau humaine. |
|
|||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le Cerceris des sables (Cerceris arenaria) Photos : Cabane de Tellus |
|
||
![]() |
Une guêpe noire aux reflets bleutés, haute sur pattes et qui ne semble pas avoir une minute d'arrêt, c'est le Pompile charbonnier ou Auplopus commun. Comme tout ceux de sa famille les "Pompilidées" c'est un redoutable chasseur, la terreur des araignées en particulier. Il n'hésite pas à s'attaquer à des individus de tailles importantes qu'il paralyse d'une piqure et qui serviront plus tard de déjeuner à ses larves. Encore une fois c'est grâce à son nid que l'on peut l'identifier aisément : de petites amphores de terre argileuse serrées les unes contre les autres et qui contiennent chacune une araignée paralysée et un œuf. On le voit souvent faire de brèves haltes aux abords des flaques boueuses et autres points d'eau, indispensables à la confection de ses nids. |
|
||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le Pompile charbonnier (Auplopus carbonarius) Photo : wikipedia.org |
||||||||||
![]() |
L'Isodonte mexicaine est une étrange et gracieuse guêpe aux grands yeux, venue des Amériques. Arrivée dans les années 1960 et fort bien acclimatée depuis, elle gagne du terrain chaque année et sa progression vers le nord ne semble gêner personne pour l'instant, si ce n'est peut être une Isodonte indigène qui se cantonne aux régions méditérannéenes : Isodontia paludosa. Plutôt discrète, elle se nourrit de criquets qu'elle chasse dans les hautes herbes. On l'identifie immanquablement à son nid, fait d'herbes tissées et compactées, solide en dépit des apparences. Elle adopte volontiers les nichoirs à hyménoptères pourvu que ceux-ci ne soient pas trop animés, car elle semble assez craintive vis à vis des autres habitants. Elle semble très attirée par les fleurs de Menthe et de Nigelles et d'Ombellifères. |
|
|||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
L'Isodonte mexicaine (Isodontia mexicana) Photo : Cabane de Tellus |
||||||||||
![]() |
Le Symorphe des murs est une guêpe de taille moyenne, relativement difficile à différencier des guêpes communes aux premiers abords. Cependant aucun danger avec cet insecte solitaire, elle fait partie des guêpes dites "maçonnes" car elle utilise de la terre argileuse et des fibres de bois pour construire ses nids. Discrète, elle adopte facilement les nichoirs à hyménoptères mais reste plus difficile à observer que les Osmies de par son comportement craintif. On peut parfois la voir chercher dans les plantes et sur les arbres fruitiers les larves de Chrysomèles dont elle nourrit ses larves et qu'elle rapporte au nid. |
|
||||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
![]() |
|||||||||||
|
||||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
![]() |
|
|||||||||
La Chrysope verte adulte (Chrysoperla carnea) Photo : Arthropa.free.fr |
|
![]() |
|
---|---|---|
La Chrysope verte (Chrysoperla carnea) au stade larvaire, légèrement moins gracieuse mais un allier formidable pour le jardinier. Photo : Arthropa.free.fr |
||
![]() |
|
|||||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le Forficule commun, mieux connu sous son nom de "Perce-oreilles", est un insecte totalement inoffensif, qui ne jouit hélas pas d'une très bonne réputation auprès des humains. On lui reproche d'être sale, de surgir de nulle part et on l'accuse même, à tord, de percer les oreilles! En réalité c'est un insecte très craintif, propre, et utile. Omnivore, il lui arrive de manger quelques feuilles tendres, mais il préfère largement se nourrir de pucerons et autres parasites des plantes, un véritable auxiliaire du jardinier. Il ne pullule que si ses proies sont nombreuses. Nocturne, Fuyant la lumière, il cherche à se cacher dans l'interstice le plus étroit qu'il trouvera. D'où la tendance qu'il a à se regrouper avec ses congénères aux mêmes endroits. Vous pouvez sans crainte le prendre à main nue en le saisissant par son appendice caudale (appelé forceps chez le Perce-oreilles) celui-ci est destiné à impressionner un rival, il est sans aucun danger pour l'homme. |
![]() Le Forficule commun ou "Perce-oreilles" (Forficula auricularia) Photo : Arthropa.free.fr |
||||||||||
Le saviez-vous ![]() On peut facilement distinguer les forficules femelles, qui possèdent un cerque en forme de parenthèses, des individus mâles, dont les cerques plus développés ont une forme de crochet. Fait très rare chez les insectes, la mère "perce-oreilles" s'occupe consciencieusement de ses œufs, et les défend corps et âme en cas de danger. Lorsque les petits naissent, elle continue de les surveiller un temps, telle une maman poule. |
|||||||||||
|
|||||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
La Scutigère véloce (Scutigera coleoptrata) Photo : Cabane de Tellus |
La Scutigère véloce est un "mille-patte" prédateur. Elle chasse la nuit pour se nourrir de petits animaux qu'elle attrape avec ses longues pattes : blattes, araignées, guêpes... Cette chasseresse hors-paire n'a peur d'aucun adversaire... Sauf des humains, dont elle fuit la présence dès qu'ils allument la lumière!En général plus un animal a de pattes, moins il plait aux humains. C'est particulièrement le cas de la scutigère, souvent mal tolérée par les humains, qui la détestent presque autant que les araignées! Très craintive, la Scutigère n'est pas du tout agressive, et si il lui arrive de mordre, c'est uniquement si on cherche à l'écraser avec la main. Dans ce cas, la morsure est comparable à une piqûre de guêpe et reste bénigne. |
||||||||||
![]() |
|||||||||||
|
||||||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Aussi modeste que connus de tous, voici le lombric, ou "ver de terre". Mais ne vous fiez pas à son apparente simplicité : Saviez-vous qu'il y a environ 10 tonnes de lombrics à l'hectare dans les terre des forêts de feuillus ? Cela en fait l'animal qui pèse le plus lourd dans l'écosystème ! Le lombric est un animal primordial dans le phénomène de création des sols et du maintient de leurs fertilités. Les milliards de vers creusent la terre en permanence, recyclant la matière organique, fabriquant l'humus, brassant et aérant les couches du sol, favorisant la dissémination les graines et la croissance des végétaux, permettant l'infiltration des eaux vers les nappes phréatiques... Hélas, l'agriculture "chimique" est en train de le chasser des terres, au point que dans certains champs, on ne trouve plus que quelques kilos de lombric à l’hectare, là où il y en avait plusieurs tonnes autrefois. |
![]() Le lombric des jardins ou "Vers de terre" (Lumbricus terrestris) Photo : wikipedia.orgr |
|||||||||||
Le saviez-vous ![]() Le travail des lombricidées est à ce point immense, que l'on estime que sur le sol européen, les 20 premiers centimètres de terre arable sont le résultat de leurs activités. Sans lombric, l'agriculture, et donc les civilisations, n'auraient sans doute jamais pu se développer à grandes échelles. |
||||||||||||
![]() |
L'Eisenia, ou "ver de fumier" est bien connu des pêcheurs qui l'utilisent parfois comme appât au bout de leurs lignes. Aux yeux du profane il ressemble en tout point au lombric des jardins (Lumbricus terrestris), pourtant il est de taille inférieure (rarement plus de 15 cm de longueur), de couleur plus rouge et présente des rayures concentriques, bien visibles lorsqu'il se déplace. De plus on ne le trouve pas dans la terre de jardin comme son cousin le lombric, mais dans les 10 premiers centimètres de la litière de feuilles en forêt ou dans les tas de fumier, d'où son surnom de "ver de fumier". C'est un champion du recyclage de la matière organique et de la formation d'humus. |
|
||||||||||
---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Le ver de terreau (Eisenia foetida) Photo : www.fugleognatur.dk |
||||||||||||
Le saviez-vous ![]() Le ver de fumier a très grand appétit : il est capable d'ingurgiter quotidiennement son propre poids en matière organique. Peu regardant, il consomme aussi bien des déchets végétaux, des épluchures, des restes de repas, ou même du papier en décomposition. Il est donc l'espèce favorite pour le "vermicompostage", faussement appelée "lombricompostage". |
||||||||||||
![]() |
à venir... ![]() |
|
---|---|
Les coccinelles La mante religieuse ... |
|
*Cliquez (ou double-cliquez) sur les mots en Violet pour faire apparaitre la définition. | ||
---|---|---|